mardi 25 septembre 2012

Le Machu-Picchu et Saqsayhuaman; les trésor incas


La région de Cusco regorge de ruines incas… Nous avions planifié d’en faire plusieurs, mais les choses ne sont pas vraiment déroulées comme prévu.
 
 
 
Nous avions en tête de nous passer des tour-operators aux circuits tout-fait pour nous faire notre propre itinéraire. Pour cela, nous nous sommes basés sur les indications du guide du routard. Malheureusement notre manuel date de 2005 et le Pérou semble avoir beaucoup changé depuis.
 
 
 
Nous voulions commencer notre périple par le Machu-Picchu. Pour s’y rendre, pas le choix… Il faut passer par la compagnie de train touristique (hors de prix) qui a le monopole sur la ligne Cusco/Agua Calientes… Pas moyen de prendre un train local, ils sont interdits aux touristes. Arrivé dans la petite ville d’Agua Calientes, il faut encore prendre un bus pour monter jusqu’au site. Là non plus, pas le choix. Une seule compagnie gère le trajet et pratique les prix qu’elle veut… donc pas de négociation possible non plus, sauf monter à pied.
 

 
 
Dans notre routard, il était indiqué qu’il était possible d’acheter les tickets d’entrée directement sur place. C’est donc en toute confiance que nous nous présentons devant la grille, billets de banque à la main, prêt à rentrer dans le fameux site. Là, le gardien nous apprend que depuis quelques mois, la vente des tickets ne se fait plus sur place et qu’il nous faut redescendre en ville pour s’en procurer. Au prix de l’aller-retour en bus, ça faisait mal au cœur, sans compter le temps perdu. Le gardien nous propose alors de faire appel à un guide, qui paye le bus beaucoup moins cher, pour qu’il descende en ville prendre les entrées à notre place. Il les enverrait ensuite par mail au bureau du gardien qui nous laisserait alors passer. Ne voyant pas d’autres solutions, nous acceptons le deal, moyennant quelques soles de plus… L’opération qui ne devait prendre que 20 minutes en à pris finallement plus du double, mais nous avons fini par réussir à entrer.
 
 
 
Nous avons alors pu profiter de ce lieu splendide sous un presque grand soleil, Ce qui semble plutôt rare à en croire les péruviens... Le ciel s'est quand même couvert en fin d’après midi et un gros orage a fini par éclater. Il était alors temps pour nous de redescendre à Agua Calientes où nous avions réservé un hôtel le matin en arrivant.

 



 




 
 





Etant donné qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire dans cette petite bourgade aux allures de station de ski, nous avions prévu de repartir de bonne heure le lendemain matin, par le même train qu’à l’aller, mais en nous arrêtant à la station d’Ollantaytambo, un peu avant Cusco. De là nous souhaitions prendre un combi pour les ruines de Pisac, avant de reprendre en bus pour Tombo-Machay et redescendre à pied sur Cusco en passant par les sites de Puca-Pacara et Saqsayhuaman. Le plan était parfait en théorie puisque le billet d’entrée pour Pisac incluait les autres sites…
 
 
 
Notre seule erreur: nous être basé sur les prix du routard de 2005. Il aurait fallu que l’on multiplie tout les prix indiqués par quatre ou cinq pour arriver à nos fins. Par manque de moyens, nous sommes donc rentrés directement à Cusco, sans arrêts.
 
 
Le lendemain, avant de partir pour Puno, nous avons quand même profité de l’après midi pour visiter le site de l’ancienne forteresse inca de Saqsayhuaman. Il aurait été dommage de quitter Cusco sans la voir.
 
 


 
On percoit toujours la connotation militaire du site malgré le fait que les colons espagnols aient pillé la majorité des pierres pour édifier la cathédrale de Cusco. Le site de Saqsayhuaman et ses grosses murailles noires disposées en zig-zag contraste avec le Machu -Picchu et ses maisons et temples au petit appareilllage de pierres grise. L’ambiance y est très différente, même si l’on retrouve quelques caractéristiques communes comme dans la forme trapézoïdale des portes ou encore dans la taille et l’assemblage des blocs de pierres.
 
Saqsayhuaman
Macu-Picchu


Si nous sommes un peu déçus de ne pas avoir pu faire tout ce que nous avions prévu, nous sommes tout de même ravis d’avoir pu profiter de ces deux sites fascinants. La moralité dans tout ça c’est que, quand on veut faire les malins et échapper aux tour-operators, il vaut mieux avoir un guide à jour…
 


 

Cusco: Incas VS Conquistadors

La ville où l’on ne sait jamais comment s’habiller. Il fait froid la nuit, beau le matin, il pleut souvent l’après midi et il fait frais le soir. Avec de telles variations, on est soit obligé de prendre toute notre garde-robe dans notre sac, soit de faire quatre aller-retours à l’hôtel dans la journée. Nous avons plutôt opté pour la deuxième solution étant donné que notre auberge était dans le centre.




Mis à part ces préoccupations météorologiques, Cusco est vraiment belle et agréable. Dans l’ambiance, on se rapproche un peu d’Arequipa. C’est une ville hyper touristique avec son lot de restaurants, d’agences de voyages et de boutiques de souvenirs. Cependant, contrairement à Arequipa, elle offre facilement de quoi s’asseoir. Il est alors possible de lire, de dessiner ou même simplement de se reposer un peu partout. Le problème c’est que la pause est souvent de courte durée puisque, à peine assis, les marchands ambulants s’emploient chacun leur tour à troubler votre quiétude. Même s’ils ne sont pas agressifs et que leurs produits sont parfois sympas, ça devient usant à la longue. On s’aperçoit alors rapidement qu’on est plus tranquille à l’intérieur des monuments ou des cafés, malheureusement bien souvent chers… En résumé, à Cusco, la paix à un prix…

la plaza de armas de bon matin...


Voilà pour les cotés négatifs. Le reste n’est que du bonheur. Le charme de la ville, de ces monuments et de ces petites rues pavées arrivent aisément à nous faire oublier le reste. La civilisation espagnole n’a pas complètement fait disparaitre l’ancienne capitale inca et les églises, palais et maisons coloniales reposent sur les vestiges des constructions précolombiennes (bien plus à même de résister aux tremblements de terre…). Ainsi, alors que l’on se promène dans les rues du centre, il est facile de s’extasier devant les sous-bassements incas, avec leurs pierres taillées aux formes invraisemblables et ajustées au millimètre près, le tout sans avoir recours au mortier.
 
























Les espagnols ne sont pas en reste puisque, en plus des innombrables monastères et églises qui jalonnent la ville, il suffit de lever les yeux pour s’émerveiller devant la finesse des sculptures qui ornent les balcons de bois des maisons.




L'ancien palais épiscopale... et, à droite, la Merced





Cette dualité prend toute sa mesure à l’intérieur du monastère Santo Domingo, construit sur le site de l’ancien temple du soleil (Qoricancha). Là encore on ne sait plus où donner de la tête tellement les deux civilisations rivalisent d’ingéniosité et de beauté. Ceci dit, pour vraiment apprécier toute la subtilité des vestiges incas, mieux vaut avoir un bon guide et un peu d’imagination.

Ici, les vestiges du temple du soleil inca cotoient les colonnades catholiques


 Sur la plaza de armas, l’inca n’a plus place qu’au somment de la fontaine… Ici, la rivalité est purement catholique et, à coté des arcades, le complexe de la cathédrale affronte en duel la toute aussi splendide et toute aussi baroque église de la Compan᷃ia. A chacun de faire son choix quant-au vainqueur….


La compania...

Et la cathédrale, flanquée de deux petites églises de chaque côté...


Puis, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la place centrale, les rues se transforment en escaliers. Cusco est construite sur une colline et il est nécessaire de grimper quelques marches pour qui veux visiter les hauts quartiers. Les monuments y sont moins impressionnants que dans la ville basse, mais l’atmosphère qui y règne est plus sereine et c’est un vrai régal que de se perdre dans ce dédale de ruelles. La grosse ville touristique prend alors des allures de petit village méridional et on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Attention toutefois quand il pleut… descendre les escaliers de pierres peut s’avérer risqué !!!






















Tout en haut, les conquistadors laissent la place aux incas et à la forteresse de Saqsayhuaman. Mais ça se sera pour l’article suivant…




Ainsi, même si l’on se sent parfois oppressé par le nombre de marchands et de rabatteurs dans les rues, le caractère hétéroclite des constructions confère à la ville un charme particulier. On en arrive même parfois à oublier son coté un peu artificiel.


 

dimanche 23 septembre 2012

Les bus: la grande inconnue...


Pour nous rendre à Cusco, la solution la plus rentable reste le bus.
 
 
Nous en avions déjà pris un pour le trajet Lima/Arequipa. Peu sûr de nous, nous avions opté pour la grosse compagnie nationale, Cruz del Sur ; Celle recommandée par tous les guides touristiques, mais aussi la plus chère. Ceci dit, le voyage fut plutôt pas mal… Les sièges étaient confortables et propres, une hôtesse était présente tout le trajet et, comme nous roulions de nuit, un diner du soir et un petit déjeuner nous ont été servi. La qualité du service n’empêcha cependant pas le bus d’arriver avec une heure de retard sur l’horaire indiqué…
 
 
Pour ce trajet Arequipa/Cusco, nous nous sommes orientés vers une compagnie meilleure marché : San Cristobal del Sur. Celle-ci propose des billets moitié moins chers que sa concurrente haut de gamme…  On a vite compris pourquoi une telle différence.  Déjà le bus en lui-même n’aspire pas trop confiance avec son pare-brise fissuré sur toute la hauteur. Ensuite, si les sièges restent confortables, ils ne sont franchement pas propres (restes de nourritures des passagers précédents…). Il n’y a bien sûr pas de repas inclus et, en plus, les toilettes sont bouchées. Enfin, niveau sécurité, ce n’est pas génial non plus puisqu’il n’y a qu’un chauffeur pour les neuf heures de route annoncées.
 
 
Le trajet commence à 7h50 (pour un bus sensé partir à 7h30) en compagnie d’un vendeur de produits nutritionnels en guise d’animateur. Après avoir passé une bonne demi-heure à décrire l’ensemble des cancers possibles et imaginables, il continue en faisant la promotion des produits qui permettent de les éviter. A la fin de son monologue, le chauffeur fini par l’abandonner sur le bord de la route et, à la place,  il embarque quelques vendeuses ambulantes qu’il déposera aussi quelques kilomètres plus loin. Une heure vient de s’écouler, on quitte à peine la banlieue d’Arequipa. Un film d’action débile des années 90 prend alors le relais… Il est environ 11h30 quand retenti le générique de fin… enfin un peu de calme ! Pas pour longtemps cependant puisque l’heure de manger approche. Pas question de faire une pause pour autant… le chauffeur s’arrête juste quelques instants sur un rond point pour laisser monter une femme et son fils. Le jeune homme annonce le menu et rassemble les commandes pendant que la mamacita fait griller sa viande et ses pommes-de-terre au beau milieu du bus…Une fois toutes les commandes honorées, les cuisiniers de fortune nous abandonnent dans une odeur de grillade et de graisse froide… un vrai délice. Vient ensuite l’heure tant attendue de la pause pipi. Celle-ci ne concerne cependant que les hommes puisqu’il s’agit en fait d’un arrêt de 3 minutes improvisé au milieu d’un terrain vague. Les femmes attendront le prochain stop, dans la prochaine ville. A noter qu’elles n’auront pas beaucoup plus de temps… Le bus redémarre illico, oubliant d’ailleurs quelques passagers. Les cris de la femme qui a perdu son compagnon n’y changent rien… le bus continue sur sa lancée. A croire que le chauffeur à un impératif de temps. Pourtant ça ne semble pas franchement être le cas puisqu’à la fin du trajet, il se transforme carrément en omnibus, ramassant toutes les personnes qui lui font signe sur le bas coté pour les acheminer, moyennant un petit billet, au village voisin. Résultat des courses, arrivée à Cusco à 19h00 avec une faim de loup, une furieuse envie d’aller aux toilettes et un mal de dos atroce !!!
 
 
Seule consolation, le paysage… Après avoir re-traversé le parc naturel aride des haut-plateaux d’Arequipa, la route se continue au milieu d’une vallée fertile, en suivant une rivière et en passant au milieu de petits villages d’agriculteurs. Les maisons sont toutes faites de brique en terre crue rougeâtre et d’un toit en tuile. Parfois un crépi coloré vient recouvrir les murs d’enceintes de ces petites fermes qui se détachent sur les montagnes au loin. Très bucolique…
 
 

lundi 17 septembre 2012

Le canyon de Colca


L’avantage d’Arequipa c’est qu’elle propose un large choix d’expéditions dans la vallée de Colca. La difficulté, c’est faire son choix entre toutes ces formules et toutes ces agences…En nous fiant aux conseils d’un des moines du monastère de la Recoleta nous avons choisi l’agence Colonial Tour et avons opté pour une formule de 2 jours. 


Nous voilà donc partis de bon matin dans un combi Mercedes affichant 320 000 km au compteur, en compagnie d’un japonais et d’une dizaine d’anglais. Notre guide s’appelle Jésus et notre chauffeur Noé… avec ça on était en de bonnes mains !!!  


Pour se mettre dans le bain, le voyage commence par la traversée d’une réserve naturelle dont le point culminant frôle les 5 000 mètres. Pendant l’ascension, Jésus nous explique les différents moyens de lutter contre le mal des montagnes. Nous prenons donc de la coca pour la première fois de notre voyage. Histoire d’être bien sûr, nous en consommons sous plusieurs  formes : en feuilles à mâcher, en bonbon, en infusion… Nous voilà parés pour une escapade dans les hauts plateaux. 


La réserve naturelle consiste en fait en un vaste no-mans land au milieu duquel vivent les vigognes sauvages et où sont élevés les lamas et alpagas. En bons touristes, nous nous arrêtons de temps en temps au bord de la route pour prendre des photos. 





 Nous redescendons ensuite sur Chivay, la principale ville de la vallée, pour le repas du midi. Plutôt que d’aller au restaurant, nous préférons pique-niquer sur la place principale et faire un peu le tour de la ville. 


Nous rejoignons les autres au bout d’une heure pour une petite rando. Nous traversons alors des petits villages ruraux d’éleveurs et d’agriculteurs avant de monter sur les coteaux jusqu’aux ruines d’anciennes constructions pré-inca. Jésus en profite pour nous faire un petit cours sur l’histoire de la vallée et sur les caractéristiques des deux peuples qui l’habitaient avant les incas et les espagnols. Puis nous redescendons tranquillement vers la ville en contemplant de la superbe vue qui s’offre à nous. 


Là, nous lâchons pour quelques heures notre groupe. Alors qu’ils prennent un bain dans les sources chaudes alentours, nous préférons nous promener dans les petites rues de Chivay. 



Il est 19h quand nous les retrouvons pour aller manger notre steak de lamas dans le restaurant réservé par le guide. Là, des groupes de touristes entiers assis sur de grandes tables autour de musiciens et de danseurs traditionnels péruviens. Le tableau fait un peu surfait, mais après une telle journée ça fait du bien de manger… et ça permet de faire un peu mieux connaissance avec les membres de notre groupe. 


Après une courte nuit dans une auberge de jeunesse, nous voila repartis sur des chemins de terre, mais sur l’autre versant de la vallée cette fois. Même chose que la veille… nous nous arrêtons à quelques points stratégiques pour le panorama et dans les petits villages que nous croisons sur le chemin. Même si à chaque fois une horde de vendeurs ambulants en costumes traditionnels nous attendent, les vues sont jolies et l’on peut un peu mieux se rendre compte de la vie du Pérou rural. En plus, c’est l’occasion de gouter à quelques produits locaux. 

 
 
Le chapeau des femmes est le meilleur moyen de savoir à quelle tribu elles appartiennent...

Nous terminons notre route au « cruz del condor ». Il s’agit du point où prend fin la vallée et commence réellement le canyon. Ce n’est pas l’endroit le plus profond, mais déjà la pente est vertigineuse. Cette place porte ce nom parce qu’elle est aussi réputée pour abriter des condors. Ainsi nous retrouvons les mêmes touristes que la veille, agglutinés ici, les uns, tête baissée, à contempler le vide, les autres, la tête en l’air, à attendre les grands rapaces. Même impression d’artificiel, mais quelle joie de voir ces oiseaux planer au dessus de nous. 


les jeunes condors sont bruns...

... Alors que les adultes ont un plumage noir et blanc



 
 
Après une petite marche le long de canyon et, pour nous, à nouveau un pique-nique à Chivay, la route de retour sur Arequipa se fait d’une traite, sans arrêt… dur dur !!!
 
 
Au final, l’aventure nous aura couté environ 130 € en tout et pour nous deux (pas si mal…). Elle aura été menée un peu au pas de course. Nous rentrons fatigués, avec la sensation d’avoir fait parti d’un troupeau de touristes en visite au zoo…. Mais l’expérience est tout de même passionnante, la région mérite vraiment le détour et la présence du guide permet d’en apprendre davantage sur la géographie et l’histoire de cette vallée si particulière. 
 
 
Bref, deux jours intenses, mais des souvenirs plein la tête…



samedi 15 septembre 2012

La belle Arequipa

Une ville où les éboueurs passent en musique ne peut foncièrement pas être mauvaise.
 

(Alors non ce n'est pas un montage... C'est bien la musique du camion-poubelle en fond sonore)
 
 
 
Ici la vie semble paisible. Il fait beau à peu près toute l’année à en croire les habitants… et c’est vrai qu’en trois jours on a du croiser deux nuages qui peinaient à s’accrocher au sommet du Misti, la montagne sacrée qui surplombe la ville. Ainsi, dès le matin, le soleil inonde la ville et tape sur les vieilles pierres des maisons coloniales du centre historique. L’air est sec et, à midi, il fait déjà bon se retrouver à la terrasse d’un café, à l’ombre des arcades de la plaza de armas (oui encore une… et il y en aura d’autre). De là, on a une vue complète sur la place. En face, beaucoup moins hauts que le volcan mais tout de même impressionnants, les deux clochers de la cathédrale qui dominent le quartier. Tout autour, les colonnades, avec au centre, un square et une fontaine. Les gens vont et viennent toute la journée. Qu’ils soient touristes ou non, manifestants ou non, il y a toujours du monde… Certains semblent être là pour quelque chose alors que beaucoup ne font que déambuler, se laissant tenter à l’occasion par les appels des marchands de glace.
Une fois notre verre d’Arequipan᷃a (bière blonde locale qui sert plus à se désaltérer qu’à autre chose) terminé, nous pouvons reprendre notre chemin à travers la ville. Remontant quelques rues au hasard et nous laissant guider au rythme des lourdes portes de bois et des larges fenêtres bardées de grilles en fer forgées qui attirent notre regard. Entrant, toujours par hasard, dans quelques petites cours intérieures afin d’en apprécier l’harmonie. Si à l’extérieur, les pierres sont souvent laissées blanches, à l’intérieur des patios, les murs sont peints de couleurs vives. Il n’est pas rare qu’une fontaine et  quelques arbres ornent les lieux.


 
Le meilleur exemple de ce contraste est probablement le monastère Santa Catalina. Gris et austère à l’extérieur, aux murs épais lui donnant des allures de forteresse, ce monastère pour femme est une pure merveille à l’intérieur. Conçu comme une petite ville, les différents cloîtres font office de petites places et de véritables rues, avec des noms, desservent les différents lieux de vie. Ici tout n’est que couleur… l’ocre rouge et le bleu se partage la majeur partie des bâtiments. Le blanc ne sert souvent qu’à souligner certain détail de l’architecture auquel le vert des arbres et des différentes plantes apportent la touche finale. A cela s’ajoute les superbes peintures du XVIIe siècle qui ornent les cloitres. On peut dire qu’ici tout n’est qu’ordre et beauté (sans le luxe, ni le calme et encore moins la volupté…on reste quand même dans un couvent).


 De merveilles, la ville en regorge... Tout est sujet à l’émerveillement. Culturellement et historiquement, Arequipa est une perle. Il fait bon s’y promener de jour comme de nuit et la moindre place est digne d’intérêt. C’est probablement pour tout ça que la ville est classée au patrimoine mondial mais c’est aussi pour tout ça que la vie n’est pas aussi douce qu’il n’y parait…

En effet, derrière les façades anciennes se multiplient les agences de voyage et les tour-operators en tout genre. Derrières les grilles des fenêtres, des boutiques de souvenirs et dans les petites cours, encore des boutiques de souvenirs. A certaines heures les petites rues regorgent de monde et il est parfois difficile de circuler. De même, il est encore plus difficile de trouver un banc public de libre pour s’assoir cinq minutes. Tout y est plus cher et la petite bière en terrasse en perd un peu de son authenticité. Mais c’est probablement la rançon de la gloire et il faut savoir faire avec.

Arequipa reste une ville splendide et ses habitants des gens charmants... Après tout c'est ce qui compte le plus.



samedi 8 septembre 2012

4 jours à Lima


Lima… que dire sur cette ville tentaculaire ? Nous y avons passé près de quatre jours et nous ne savons toujours pas quoi en penser tellement elle diffère de ce que nous avons pu voir avant.
 
 Au premier abord elle ne parait pas très hospitalière et d’ailleurs nous ne croyons pas qu’elle le soit vraiment… le ciel y est gris en permanence et jamais en ces quelques jours nous n’avons aperçu de ciel bleu. Quand bien même le soleil arriverait à percer cette strate naturelle, il faudrait encore qu’il arrive à s’imposer face à l’épais nuage de pollution qui terni l’horizon, à tel point que même les couleurs des maisons ne suffisent pas à insuffler de la gaité. Sortis des quartiers riches du sud de la ville, les rues ne sont qu’une succession de constructions inachevées, d’immeubles délabrés, de ruines et de terrains vagues... même le centre historique, avec ces vieux bâtiments de style espagnol, ne déroge pas à la règle. Les grandes artères qui desservent la ville se noient quotidiennement dans un brouhaha infernal rythmé par le klaxon des voitures, les sifflets des policiers en charge de la circulation et les cris des « cobradores ». L’odeur des gaz d’échappement a aussi son rôle à jouer dans tout cela. Comme ci elle ne se suffisait pas à elle-même sur les grands boulevards, dans les petites rues, elle se mêle volontiers aux effluves de fritures qui s’échappent des restaurants bon marché et des fast-foods. On laisse votre imaginaire olfactif travailler…



Cependant, malgré cela, on ne se sent pas oppressé à Lima…le vent marin donne de l’air à la cité et rend la pollution supportable. Les rues, bien qu’embouteillées, sont assez larges pour que les vendeurs de rues puissent installer leurs étales sans encombrer les trottoirs. Les gens marchent lentement et parlent fort. Les enfants, en uniforme scolaire, inondent les avenues de leurs cris dès la sortie des classes. Et le week-end, tout ce monde se retrouvent dans les parcs publics, se promenant et mangeant aux milieux des chiens et des chats errants. Il se dégage de cette métropole une étonnante énergie qui suffit à nous faire oublier son allure morose.
 


 


Les contradictions qui caractérisent Lima se retrouvent aussi dans notre esprit et, incapable de dire si nous apprécions ou non cette ville, nous sommes simplement perdus… Beaucoup d’interrogations sont encore en suspend et il aurait fallut rester plus longtemps pour nous forger une opinion définitive.
 
 






 
Ceci dit, il semblerait que certaines questions n’aient pas de réponses, ou du moins pas une seule… C’est en tout cas ce que nous en avons déduit de nos contacts avec les Liméniens. Les habitants de Lima sont des gens plutôt calmes, absolument charmants, toujours prêt à rendre service et à échanger quelques mots. Mais cet altruisme peut avoir un prix et demander son chemin à un passant relève parfois d’un jeu de hasard… Posez trois fois la même question à trois personnes différentes et vous aurez trois avis différents ! Les indications sont toujours données avec assurance et souvent avec le sourire… mais soit c’est nous qui avons des difficultés de compréhension soit elles sont rarement exactes. Le résultat est que nous empruntons souvent des chemins quelques peu insolites et jamais les plus courts!!! Mais bon, on fini toujours par arriver…

 


Le problème, c’est qu’il en va à peu près de même avec les bus et microbus. Le plus grand mystère de cette ville réside probablement dans la conception qu’elle a de ses transports en communs. A en croire les Liméniens et les guides de voyage, les lignes de bus ont un numéro et des arrêts déterminés comme chez nous… En réalité, les arrêts sont souvent sommaires et dénués d’informations et il nous a été impossible de déterminer dans tous les chiffres affichés à l’avant des bus, celui qui correspondait au numéro de la ligne. La couleur des véhicules ne semblent pas non plus être une bonne indication. Et même ce que raconte le cobrador  peut être sujet au doute ! Le seul indice digne de confiance c’est le nom des rues affichées sur le coté du bus… mais, même dans ce cas, il n’est pas rare de rater notre arrêt et d’être lâcher cinq ou six cuadras plus loin !!! Le voyage en bus est une aventure à lui tout seul. Les chauffeurs roulent à toute allure et souvent n’importe comment, les gens n’ont pas plus d’une demi-seconde pour descendre et monter de l’engin alors que le cobrador s’affaire à payer  quelques contrôleurs placés aléatoirement le long des routes…Tout ça n’est pas très clair pour nous mais ça a l’air de fonctionner. L’exotisme touche à son paroxysme lorsqu’on prend le micro-bus. Il s’agit en fait de petit combi réarrangé en mini-bus que le cobrador se charge de remplir au maximum… il n’est donc pas rare d’avoir un voisin qui s’assoie à moitié sur vos genoux le temps de quelques arrêts…

 
Heureusement, dans tout ça, Lima propose quelques havres de paix. La plaza de armas, encadrée par la cathédrale, le palais gouvernemental et les bâtiments municipaux offre une douce atmosphère. Ici, le rose et le rouge des fleurs du jardin central contrastent avec le fond jaune des monuments, donnant une touche colorée à cette ville si terne.



 
De même, les cloîtres des couvents San Francisco et San Domingo sont de véritables lieux de repos. Le bruit de la ville ne traverse pas les murs épais des constructions monastiques et nous nous retrouvons rapidement plongés dans le calme de ces petits jardins intérieurs, longeant  des arcades magnifiquement décorée de céramiques et peintures du XVIIe siècle. Dommage que les visites doivent être menées au pas de course, par des guides parlant aussi vite qu’ils marchent !!!
 


 
En dernier recours, nous avons trouvé refuge dans les salles du musée ethnographique et archéologique de Pueblo Libre. Enfin un lieu apaisant en plus d’être instructif… La visite a pu se faire à notre rythme – c'est-à-dire à peu près trois fois plus lentement que la plupart des visiteurs – et nous a vraiment permis d’en apprendre d’avantage sur l’histoire et les civilisations du Pérou.

 
 
 

 
En bref, à Lima le temps passe vite… Si les gens ne semblent pas forcement pressés, il n’en demeure pas moins que le temps y prend une autre dimension. Il nous a fallut trois jours pour comprendre comment cette ville fonctionnait et nous trouvons dommage de devoir la quitter si vite. Surement mérite t’elle d’être mieux connue… surtout que le soleil semblait vouloir arriver et qu’on aperçoit enfin une teinte bleutée traverser cette couche de brume!!!
  

dimanche 2 septembre 2012

Nouveau Sponsor:



Nous avons finalisé notre partenariat avec Mondial Assistance, nous vous invitons à consulter la rubrique Partenaire pour plus d'infos sur l'entreprise.

Dans le cadre de notre partenariat nous publierons régulièrement des articles sur leur blog voyage :



Voyage Zen c'est :

"Erreur de visa, choc climatique, oublie de dernière minute… ça vous rappelle quelque chose? Et bien nous aussi.

Histoire de vous éviter toutes ces mauvaises surprises, nous avons choisi de mettre à votre disposition un guide d’informations utiles et pratiques pour préparer votre voyage dans les moindres détails.

Notre objectif ? Vous accompagner tout à long de votre périple en vous faisant penser à tout, de la préparation de votre voyage à votre retour en passant par votre trajet en avion. De l’utile à l’indispensable, nous vous donnerons également des astuces et des bons tuyaux pour vous faciliter la vie une fois sur place. En effet, saviez-vous que saluer de la main gauche en Inde avait une connotation négative ? (Oui, celle-ci est utilisée pour les déjections intimes) Cela vous évitera de vous faire remarquer dès votre arrivée !

VoyageZen est aussi un lieu de partage d’expérience pour les voyageurs, amateurs comme professionnels. Alors n’hésitez pas à faire part de vos anecdoctes qui pourront certainement être utiles à d’autres et/ou en amuser certains ;)

Si malgré toutes ces précautions, il vous arrive tout de même une galère, sachez que nous sommes là. Disponible 24h/24 et 365 jours par an, Mondial Assistance intervient partout dans le monde pour vous apporter une assistance sur-mesure dans les domaines de l’automobile, du voyage, des loisirs, de la mobilité, de l’habitat, de l’emploi, de la santé et des services aux personnes.

Enfin, puisque nous concevons cet espace d’échange ouvert à tous, nos professionnels seront également invités à intervenir afin de partager avec vous leur vision du voyage et de la préparation,  tout en apportant leur retour d’expérience sur des sujets précis liés à notre cœur de métier : l’assurance et l’assistance partout et n’importe quand."

Maintenant, vous pouvez souffler : il ne vous reste plus qu'à voyager zen !



lundi 30 juillet 2012

Bientôt un 2ème sponsor?



J-35 avant le grand départ...
Nous finalisons encore les derniers préparatifs de notre voyage :
les derniers rendez-vous de notre check-up médical sont planifiés
la partie administrative est quasiment terminée
et nous sommes actuellement en train de concrétiser un partenariat avec un nouveau sponsor (et pas des moindres puisqu'il s'agit du leader Français de l'assistance...)
Nous vous communiquerons plus détails très bientôt!

dimanche 13 mai 2012

1er sponsor


Nous sommes heureux de vous présenter notre premier sponsor: FAGUO
Cette jeune marque française, spécialisée dans la création et la vente de chaussures et d'accéssoires, se caractérise par ses engagements éco-responbles et solidires. Nous sommes fiers de la compter parmi nos partenaires. Pour en savoir plus, nous vous invitons à cliquer sur notre onglet "partenaires".