dimanche 25 novembre 2012

Wai-o-tapu: une palette d'artiste

Aujourd’hui on se lève tôt afin d’être au première loge pour l’éruption quotidienne du geyser Lady Knox de Wai O Tapu. Il est indiqué dans nos guides que ce geyser s’active chaque jour vers 10h15. On attend donc patiemment le spectacle en se demandant pourquoi le geyser jailli toujours à la même heure… La réponse ne tarde pas, un membre du parc arrive vers 10h et verse un gros sachet de savon dans le cône du geyser… la réaction commence et de la mousse sort avant qu’un jet d’eau puissant ne vienne nous arroser. Un peu déçu par l’aspect artificiel de l’événement on ne peu toutefois pas renier l’intérêt pédagogique car il est quand même rare de pouvoir assister à ce type de réaction géologique dans la nature, même à Roturoa!
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De l’avis général, la visite du parc est beaucoup plus impressionnante. En effet, le parcours de deux heures nous emmène entre des trous bouillonnants et fumants vers les eaux limpides du lac en passant par des bassins jaunes, vert émeraudes ou turquoises et des terrasses aux reflets blancs, bleus, rosés et parfois même violets.
 




 
Ce mélange de couleur prend toute sa dimension autour de la Champagne Pool. Une petite bande minérale jaune et orange déborde de sous la terre blanche avant de se jeter dans les eaux vertes et pétillantes du bassin. Une épaisse fumée blanche teinté de rose recouvre le tout.  Là aussi une forte odeur de soufre envahi l’atmosphère, il fait chaud et les rayons du soleil à travers les fumeroles procure un coté surréaliste à l’ensemble… Un superbe voyage au pays des geysers.
 


 

jeudi 22 novembre 2012

Roturoa: fumée et tradition maorie

Notre première prise de contact avec la région volcanique de Rotorua commence par une visite du musée. Cet ancien hôtel thermal transformé en musée nous permet d’en apprendre un peu plus sur la culture maories et les phénomènes géologiques qui caractérisent cette partie de la Nouvelle Zélande. On se rend en fait compte qu’on est juste en plein milieu du cratère d’un immense volcan, toujours actif… ça rassure ! En tout cas, la géothermie fait partie de la vie quotidienne ici. Les mudpools bouillonnantes remplacent les bassins dans les jardins publics, ça fume de partout, ça sent le soufre dans la rue et le moindre camping dispose de sources chaudes… Nous sautons bien entendu sur l’occasion !
 

 
 
Ensuite, c’est ballade dans la forêt, au milieu des séquoias géants de Redwood Forest. On s’y perd un peu mais on profite de l’air pur et de l’odeur des séquoias. On tourne en rond et on fini par tomber, au détour d’un chemin, sur une petite piscine de boue bouillonnante, nouvelle preuve de l’activité volcanique de la région.
 


 
 
 
 
 
 
Notre découverte des phénomènes géothermiques s’enrichie encore un peu avec la visite du parc Hell’s Gate, toujours dans le secteur de Rotorua. On s’enchante devant les formations rocheuses extravagantes, les fumerolles de souffre qui sortent de terre et les piscines de boues et d’eaux aux températures et couleurs diverses. Le parcours se finit sur un petit atelier de gravure sur bois. Cet art est très important dans la culture Maori et, loin d’égaler les formes complexes des gravures polynésiennes, nous tentons toutefois de nous imprégner de cette tradition en gravant chacun un petit symbole sur une pièce de pin. Les résultats sont assez variés et on se rend compte de la difficulté de cet art.



Un dernier bain de pied dans la boue chaude avant de partir s’installer dans un camping un peu sommaire (on ne peut pas avoir le luxe des piscines thermales tout les soirs non plus !).


Finalement sans trop de regret car l’on se retrouve au bord d’un joli petit lac aux couleurs superbes sous le coucher de soleil.

 
 





Le Coromandel, terrain de golf géant...


Après une longue route tortueuse sur une autoroute bordée de collines verdoyantes, nous arrivons à l’orée du Coromandel.
 

Lorsque l’on parle d’autoroute, il ne faut pas s’imaginer ça comme chez nous. Exceptées les rares 4 voies qui bordent les grosses agglomérations, ce que les neo-zelandais appellent highways s’apparentent d’avantage à nos nationales, voir, dans la plupart des cas, à nos départementales de montagne. Elles sont limitées à 100 km/h, n’ont généralement que deux voies (voir une seule au niveau des ponts) et ne cessent que très rarement de tournicoter. Elles sont aussi souvent en travaux, ce qui explique sans doute la qualité du revêtement. Cela ne suffit cependant pas à soulager notre petit van de location vert et violet qui a bien du mal à monter les pentes abruptes. Heureusement, il y a finalement que très peu de monde sur les routes et la diversité et la beauté des paysages rendent la longueur des trajets supportables. En plus, les aires de pique-niques sont très fréquentes et permettent de s’arrêter régulièrement.
 
 
Nous traversons cette région splendide pour nous arrêter à Hot Water beach. La plage porte bien son nom puisqu’il est possible, en creusant un peu, de trouver de l’eau chaude. En fait, pendant deux heures avant et après chaque marée, on peut profiter de la proximité d’une source chaude qui passe sous le sable. Il suffit alors de se creuser sa petite piscine privée. Mais attention à ne pas la faire n’importe où, car l’eau peut parfois atteindre les 60°. La difficulté est de trouver le spot idéal, où l’eau est suffisamment chaude sans toutefois devenir brulante. Le reste n’est qu’une histoire de barbotage sous un grand soleil.
 
 
Après cette petite séance de spa en plein air, départ pour Cathedral Cove qui se situe à quelques kilomètres au Nord. On profite une fois de plus de la vue sur la côte, avec ses îles et ses falaises blanches qui plongent dans la mer bleue. Nous marchons jusqu’à Gemstone Bay avant de remonter. La journée est déjà bien avancée et il nous faut trouver un camping pour la nuit…






Waitakere Ranges: entre forêts tropicales et sable noir

De retour à l’aéroport pour réceptionner nos deux nouveaux compagnons de route, nous récupérons aussi notre van, qui en plus de nous transporter, nous servira de maison pendant 3 semaines. Après un premier ravitaillement au supermarché du coin, on s’engage sur la route, direction Waitakere Ranges. On découvre la conduite à gauche, la maniabilité d’un van surélevé et les joies de la vie à quatre dans 5m cube... 
 

Premier campement sur un parking au Arataki visitor centre, point de départ diverses randonnées. La nuit commence à tombée mais on tente une petite marche nocturne car, selon le ranger, il y aurait des lucioles dans le coin. Mais malheureusement pour nous, pas de traces du moindre vers luisant ce soir…



Le lendemain, on commence notre journée par une petite marche de deux heures dans la forêt de fougères arborescentes. On plonge dans un impressionnant domaine de végétation luxuriante où domine la fameuse « silver fern », emblème de la Nouvelle-Zelande. Ce petit trail est très intéressant car il nous permet de mettre des noms sur la flore environnante (le chemin est bordé de petits panneaux indicatifs sur les espèces rencontrées dans la forêt). On découvre ainsi quelques uns des arbres sacrés pour les Maoris, comme le Kauri par exemple.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

On se dirige ensuite de l’autre coté du parc en direction de Karekare beach, plage de sable noir rendue célèbre par le film « la leçon de piano ». Il ne fait pas très beau, mais le cadre se suffit à lui-même et n’a nullement besoin du soleil. La plage est immense, au milieu, un rocher solitaire contre lequel la mer s’acharne inlassablement et, au loin, l’horizon se perd dans la brume, entre rochers, sables et nuages gris. Après un petit pique-nique revigorant, chacun se détend à sa façon dans ce décor enchanteur… Nous sommes seuls dans cette immensité, pendant plusieurs heures nous profitons du bruit des vagues et de la forêt qui vient border les dunes environnantes.
 
  
 

 
 








On termine là notre escapade dans le Waitakere Ranges, la tête pleine d’images nouvelles pour nous. Notre séjour en Nouvelle Zélande n’en est qu’à son début et nous sommes déjà tous époustouflés devant la beauté de ses paysages.
 

lundi 12 novembre 2012

Auckland



Enfin… Après un peu plus de 13 heures de vol, nous voilà à Auckland ! Il est 4h35 du matin, nous venons de passer la douane et patientons tranquillement dans le hall en attendant une heure décente pour se présenter à l’hôtel. Nous récupérons les premières brochures sur les choses à faire sur Auckland et les épluchons devant un  petit déjeuner de chez Mac-Do… Il est 8h, le soleil est bien levé, l’air est doux, il est temps de prendre le bus pour le centre.
 
On est dimanche, le centre ville est encore désert. Nous déposons nos sacs et nous rendons sur le port pour un énième café. Ca y est, les gens commencent à arriver et déjà des queues se forment devant les bateaux qui desservent les îles voisines.

 



















Nous décidons de nous rendre au musée d’Auckland, de l’autre côté de la ville. La route est longue jusque là-bas et il n’est pas encore très tard. Nous optons donc pour une petite pause dans l’Albert Park. Nous nous installons dans l’herbe. Autour de nous, des gens qui pique-niquent, des étudiants qui révisent et des enfants qui jouent dans les immenses arbres qui ornent les jardins. Un bon moment de détente.
 


 


Nous continuons notre route jusqu’au musée et faisons notre première rencontre avec l’art Maori. Nous déambulons dans la pénombre des diverses salles, entre les bateaux superbement sculptés, les greniers et les maisons tout aussi magnifiques et tous les objets usuels ou rituels, témoin de la complexité de la culture polynésienne. Le temps d’en apprendre un peu sur la mythologie et la fatigue commence à nous rattraper. Il nous faudra encore traverser la ville avant de retrouver notre lit.

Le lendemain, musée aussi… mais contemporain cette fois. Après la pénombre, nous explorons les salles claires et aérées de l’Art Galery et découvrons la peinture contemporaine de Nouvelle Zélande. Une très bonne expérience aussi, dans un cadre très agréable.

L’après midi, ballade autour de la Sky-Tower, monument emblématique de la ville et organisation de la suite du voyage. Adriana et Estelle, les sœurs de Morgane, arrivent demain… Il nous faut nous prévoir les trois semaines à suivre.